L'éditeur

Qui est derrière Floussa

Floussa n'est pas né d'une étude de marché. Il est né dans une entreprise de services marocaine d'environ 140 salariés, dont le dirigeant ne savait pas, à la fin de chaque semaine, quels chèques allaient être présentés la semaine suivante ni sur quel compte. L'outil a d'abord servi à régler ce problème pour nous-mêmes. Nous l'avons ensuite ouvert à d'autres entreprises.

Mis à jour le 19/07/2026

L'origine : un problème que nous avions nous-mêmes

Notre fondateur est un entrepreneur marocain. Il dirige depuis dix-huit ans une entreprise de services qui emploie aujourd'hui environ 140 personnes.

Une entreprise de cette taille émet et reçoit chaque mois un volume de règlements qu'aucune mémoire ne retient. Trois questions revenaient sans cesse, et aucune n'avait de réponse immédiate :

La réponse tenait, comme dans beaucoup d'entreprises marocaines, dans un tableur. Un tableur tenu sérieusement, mis à jour par plusieurs personnes, et faux dès qu'un chèque revenait impayé ou qu'une échéance était reportée par téléphone sans que personne ne pense à corriger la ligne. Nous ne perdions pas de l'argent par négligence ; nous en perdions parce que l'information arrivait toujours après la décision.

Floussa a d'abord été construit pour nous. Pendant plusieurs mois, l'outil n'a eu qu'un seul utilisateur, puis une équipe comptable, puis une entreprise entière. Il n'a été ouvert à d'autres sociétés qu'après avoir servi en interne — c'est-à-dire après que chaque écran ait été confronté à un mois de clôture réel.

Pourquoi les outils existants ne convenaient pas

Avant d'écrire une ligne de code, nous avons essayé ce qui existait. Le marché du logiciel de gestion financière se partage entre deux familles, et aucune des deux ne répondait à notre situation.

Les solutions internationales

Elles sont puissantes, matures, souvent excellentes sur la facturation et le rapprochement bancaire. Mais elles raisonnent dans un monde où le paiement est un virement, où il part à une date et arrive le lendemain. Le chèque, quand il existe, y est traité comme une case à cocher : payé ou non payé. La traite n'existe pas. L'ICE n'existe pas. Les délais de paiement proposés par défaut sont de trente jours, quand la réalité marocaine se joue entre 60 et 120 jours et relève d'un cadre légal spécifique.

Adapter un tel outil revient à le contourner : on crée des champs libres, on note dans des commentaires, on rouvre un tableur à côté. Au bout de quelques mois, le tableur est redevenu la source de vérité.

Les solutions locales

Elles connaissent le contexte, mais s'arrêtent le plus souvent à l'édition du document. Elles produisent une facture conforme, avec l'ICE et les taux de TVA justes, et considèrent leur travail terminé au moment où le document est imprimé. Or une facture émise n'est pas une facture encaissée. Tout ce qui nous coûtait de l'argent se passait après l'émission du document.

Ce que change le fait d'avoir vécu le problème

C'est la différence la plus difficile à expliquer, et la plus déterminante. Une équipe produit à qui l'on décrit un besoin conçoit un modèle propre : un chèque est payé ou impayé. Un dirigeant qui a vu un chèque revenir impayé un vendredi soir, alors que les salaires partaient le lundi, sait qu'un chèque a cinq états et que chacun a des conséquences différentes : émis mais non remis, remis mais non encaissé, encaissé, revenu impayé, remplacé par un nouveau chèque à une nouvelle date. Il sait aussi que la question utile n'est pas « cette facture est-elle payée ? » mais « qu'est-ce qui tombe dans les quinze prochains jours, et que fait-on si l'un des deux gros règlements attendus n'arrive pas ? ».

Cette différence ne se voit pas dans une liste de fonctionnalités. Elle se voit dans l'ordre des colonnes d'un tableau, dans ce qui est affiché par défaut sans qu'on ait à cliquer, et dans les alertes qui se déclenchent avant l'échéance plutôt qu'après. C'est le sujet de notre page sur la gestion des chèques et des traites.

Ce que nous construisons, et ce que nous refusons de construire

Nous construisons un outil de pilotage des flux : ce qui doit sortir, ce qui doit rentrer, à quelle date, et ce qui menace de ne pas arriver. Trois principes nous servent d'arbitrage quand une décision est difficile.

  1. Un écran doit répondre à une question qu'on se pose déjà. Nous n'ajoutons pas un indicateur parce qu'il est calculable. Si personne dans une entreprise réelle ne l'a jamais réclamé, il encombre.
  2. La saisie doit être plus rapide que le tableur qu'elle remplace. Un outil plus lent que l'habitude qu'il remplace est abandonné en trois semaines, quelles que soient ses qualités par ailleurs.
  3. Rien d'important ne doit dépendre d'une action volontaire. Les échéances se calculent à la saisie, les statuts se recalculent après chaque règlement, les alertes se déclenchent seules. Ce qui repose sur la discipline d'un utilisateur finit par ne plus être fait.

Nous refusons en revanche de construire ce que nous ne saurions pas tenir. Pas de module de comptabilité générale, parce que le faire à moitié serait pire que ne pas le faire. Pas de conseil fiscal automatisé, parce que la responsabilité qui va avec appartient à un professionnel du chiffre. Pas de fonction de paiement, parce que déplacer de l'argent est un métier réglementé qui n'est pas le nôtre.

Notre méthode

Nous restons utilisateurs de notre propre outil. L'entreprise d'origine y tient sa gestion quotidienne : ses factures fournisseurs, ses chèques, ses traites et ses échéances. Une erreur d'ergonomie ou un statut mal calculé nous gêne avant de gêner un client, et une fonctionnalité inutile se remarque immédiatement, parce que personne ne l'ouvre.

Les demandes des entreprises qui utilisent Floussa vont directement au fondateur, sans intermédiaire. Une bonne part de ce que contient l'outil aujourd'hui vient de conversations avec des comptables et des dirigeants marocains qui décrivaient une contrainte que nous n'avions pas rencontrée — un format de chèque propre à une banque, une pratique sectorielle sur les délais, une manière particulière de suivre les acomptes. Si vous êtes dans ce cas, écrivez-nous : c'est ainsi que l'outil avance.

Nous travaillons en français, langue de gestion de la plupart des entreprises marocaines. Les montants sont en dirhams par défaut, et les devises étrangères sont gérées pour celles qui importent ou exportent.

Ce que Floussa n'est pas

Cette section est aussi importante que les précédentes. Un outil qui laisse croire qu'il fait plus qu'il ne fait crée des problèmes plus graves que ceux qu'il résout.

Enfin, nous ne prétendons pas être adaptés à tout le monde. Une entreprise qui n'émet que des virements, qui facture en une ligne et qui encaisse à trente jours n'a pas besoin de Floussa. Notre utilité commence là où les règlements se fractionnent, s'étalent dans le temps et passent par des chèques et des traites.

Questions fréquentes

Qui édite Floussa ?

Floussa est édité par un entrepreneur marocain qui dirige depuis dix-huit ans une entreprise de services d'environ 140 salariés. L'outil a été construit pour les besoins de gestion de cette entreprise — suivi des chèques en circulation, respect des délais de paiement, visibilité sur la trésorerie à trois mois — avant d'être ouvert à d'autres entreprises.

Floussa est-il un outil marocain ?

Oui. Floussa est conçu au Maroc, à partir des pratiques de paiement marocaines : le chèque et la traite comme moyens de règlement courants, l'ICE sur les documents, les délais de paiement fixés par la loi 69-21, le dirham comme devise de référence. Ce ne sont pas des options ajoutées à un produit international, c'est la base sur laquelle l'outil est construit.

Floussa remplace-t-il un expert-comptable ?

Non. Floussa n'est pas un logiciel de comptabilité générale : il ne tient pas de plan comptable, ne produit ni bilan ni compte de résultat, et n'établit aucune déclaration fiscale. Il suit les factures, les règlements et les échéances au jour le jour, et met ces données en forme. Le travail comptable, fiscal et déclaratif reste celui de votre expert-comptable.

Pourquoi avoir créé un nouvel outil de gestion ?

Parce que les outils disponibles se répartissaient en deux familles qui laissaient un vide au milieu : des solutions internationales complètes mais qui ignorent le chèque, la traite et l'ICE, et des solutions locales souvent limitées à la génération de factures. Aucune ne répondait à la question qui nous occupait réellement : quels règlements vont tomber dans les trois prochains mois, et lesquels risquent de ne pas tomber.

Une question qui n'a pas sa réponse ici ? Les formules et leurs limites sont détaillées sur la page tarifs. Pour tout le reste, la page contact arrive directement chez nous.

Essayer l'outil avant d'en parler

La meilleure façon de juger un outil de gestion est d'y saisir vos propres factures et vos propres chèques. L'offre gratuite ne demande pas de carte bancaire.